Au Moyen Age, le bâtiment qui héberge Corepha et des expositions temporaires,

était le logement du prieur, puis du curé et du vicaire qui officiaient dans l’église romane située un peu plus haut.

Sous la terrasse, un jardin leur appartenait.

Longtemps délaissé, il fut par la suite aménagé sans qu’il y ait la volonté de l’intégrer au passé médiéval de cette partie ancienne de la commune.

La technicienne  responsable des espaces verts, a,depuis son arrivée à Voreppe, perçu cet endroit d’un œil différent. Elle en a repris l’organisation et en mêlant jardins et histoire, a senti qu’il était possible de s’orienter vers une approche médiévale. Le cadre s’y prête. Sans tout reconstruire, elle a su exploiter un espace ceinturé de murs comme c’était le cas au XIIIème ou XIVème siècle. 

En arrivant par le portillon du bas, 

-          on s’élève doucement  à un premier niveau par un cheminement qui conduit à gauche vers 10 carrés de végétaux, eux-mêmes délimités par des allées plus étroites en gravillons, tandis qu’à droite,   en deux zones se mêlent petits arbustes et plantes plus basses sur le bord. 

-          Au pied du grand mur du fond, une plate bande occupe toute la largeur de la terrasse et aux extrémité des arbres donnent un peu de verticalité, cache le mur qui est au printemps masqué par un rosier ancien couvert de fleurs.

-          Partout des espèces végétales, vivaces connues depuis le Moyen Age et même l’antiquité, certaines purement ornementales, d’autres recherchées pour leur usage aromatique, condimentaire ou médicinal

Pour le plaisir, on peut sillonner les allées ou se poser sur l’un des bancs placé, tout en des couleurs et des odeurs : les espèces ont été choisies afin d’y trouver des fleurs d’avril à octobre..

    Il ne vous reste plus qu’à gagner la terrasse pour admirer l’ensemble. 

 Les écrits tels ceux de Hildegarde de Bingen qui a décrit plus de 300 espèces en expliquant que « la santé de l’âme dépend de la santé du corps ou capitulaire De Villis  de Charlemagne, aussi appelé Herbularius comprend une liste de 90 espèces à planter obligatoirement dans les cloîtres des monastères sont la preuves que la documentation est abondante. 

Herbes médicinales et aromatiques servent à préparer remèdes, tisanes et onguents, tandis que les herbes condimentaires  relèvent   le goût des plats. Les espèces exotiques cohabitent avec des variétés indigènes, ombellifères ou labiées , mais aussi armoises et nigelles.

 Les jardins populaires adossés aux maisons sont clos de murs ou de haies, plantés d’arbres fruitiers et de légumes disposés dans des carrés réguliers souvent délimités par des plessis d’osier.     

La « littérature » sur le sujet ne manque pas…. 

 

Pour vous rendre compte comment était organisé un jardin médiéval, vous pouvez aller à Beauvoir en Royans, demeure du dernier Dauphin  Humbert ou à Saint Antoine l’Abbaye. Ceux des nobles se transforment en jardins d’agrément, les fleurs y sont cultivées pour leurs vertus symboliques.

Alors bonne visite dans ces "havres de paix" avec respect et civisme pour ces "espaces merveilleux".

 

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