L'Isère est typiquement une rivière de montagne, avec un régime très varié.

Dans le passé, la modification continuelle du cours de son lit créait de nouveaux bras et de nouvelles îles qui ont disparu après la création des digues.

Certains lieux témoignent de ce passé comme les îles Rose, des Chartreux, Gabourd, du Pont.

L'extraction de matériaux pour la construction des autoroutes a donné naissance aux étangs de la Volma, de l'île Rose.

En période de hautes eaux, l'Isère couvrait toute la plaine de Voreppe et longtemps après la décrue de nombreux terrains restaient marécageux.

Cependant les alluvions de l'Isère fertilisaient les terres.

Des domaines agricoles s'établirent dans la plaine.

On y cultivait la vigne, plantée en hautain pour préserver les grappes des eaux des crues, ainsi que des cultures intercalaires avides d'eau.

Il fallut attendre les années 1850 pour que l'endiguement soit terminé et pour que Voreppe soit enfin protégée par une digue unique sur tout son territoire.

L'Isère fut aussi pour Voreppe et le Dauphiné un axe de communication majeur du moyen âge jusqu'au 19ème siècle.

A Voreppe même, dès le 13ème siècle, existait un port (il existe toujours la rue du port et chemin de l'embarcadère).

Le transport des voyageurs était aussi pratiqué.

En particulier en juillet l'embarquement pour Beaucaire était devenu au 18ème siècle un évènement mondain.

L'isère était également traversée par de nombreux bacs.

Jusqu"à la construction du pont de Veurey en 1853, un bac à péage permettait de relier les deux rives à ce niveau.

Plusieurs familles voreppines, habitant principalement Brandegaudière, exercaient le métier de batelier.

Les patrons d'équipage dressaient à la poupe de leur bateau une croix en bois portant les instruments de la passion du Christ.

Lors de la fête de la Saint Nicolas, elle était portée en procession.

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